Spud Webb Manute BolManute Bol, 2m31, et Spud Webb, 1m70

Sous ce titre provocateur, nous retrouvons un article du magazine Sports Digest, daté de 1951, où Henri Chapuis explique les évolutions réglementaires (largueur de la raquette, règle des 3 secondes) proposées par les instances pour enrayer la domination des plus grands sur les terrains et en parallèle la mutation du joueur intérieur, passé « d’avant-piquet » à « poste », ou encore « pivot ».

Parmi les restrictions, l’une des plus célèbres n’apparait pas dans cet article, car rédigé bien avant que cela se produise: l’interdiction des dunks en NCAA entre 1967 et 1976 pour limiter l’archi-domination de Lew Alcindor, qui deviendra Kareem Abdul-Jabbar plus tard.

Cette réflexion sur la taille existe toujours, notamment dans le cadre des détections de joueurs (grande taille = potentiel?), ou encore au plus haut niveau, où les entraineurs nationaux affirmaient que l’on ne pouvait gagner de médailles sans joueur à 2m10 dans la raquette. Preuve en est que l’équipe de France a gagné des médailles récemment avec la présence de Fred Weis (2m16 – médaille d’argent aux JO de Sidney en 2000, médaille de bronze à l’Euro 2005), Joakim Noah (2m11) pour la médaille d’argent à l’Euro 2011, puis de Johan Petro (2m11) et Alexis Ajinça (2m15), champions d’Europe en 2013.

Il est en tout cas amusant, avec le recul de l’évolution de notre sport, de lire que l’auteur considère qu’un joueur d’1m88 est grand, tel l’argentin Oscar Furlong. Il précise néanmoins que les petits gabarits continuent d’avoir leur place sur les terrains grâce à leur vivacité et leur mobilité, et en développant notamment une nouvelle forme de tir, appelé « coréen », emprunté aux asiatiques: le tir en suspension.

tir en suspensionLe tir en suspension, revue fédérale, 1960 – Source gallica.bnf.fr

Les grands gabarits de l’époque n’étaient pas encore les athlètes que l’on connait aujourd’hui, à quelques exceptions près (notamment Jean-Paul Beugnot, premier international français de plus de 2 mètres), et leur mobilité sur le terrain et leur motricité générale laissaient à désirer.

Si la taille moyenne du basketteur a augmenté de manière significative (Tony Parker aurait été pivot du haut de son mètre 86 en 1951?) en plus d’un demi-siècle, et les qualités athlétiques s’étant développées y compris pour les plus grands gabarits, la complémentarité des joueurs via leurs postes de jeu et leurs qualités respectives permettent de laisser penser qu’il y a de la place pour tout le monde entre les quatre lignes du terrain.

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