Depuis le 17 mars 2020, nous sommes confinés chez nous pour nous protéger du Covid-19 qui frappe le monde entier… C’est le temps de prendre le temps. Réalisées pour la Ligue d’Occitanie de Basketball et publiées chaque semaine, voici des petites vidéos qui reprennent des moments clés et des anecdotes de l’histoire du basket pour s’occuper pendant ce confinement. Des petites histoires qui font la grande Histoire !
Update 01/07/2020: ça y est, la série de vidéos est terminée, retrouvez ci-dessous les 12 petites histoires qui font la grande Histoire !
#1 – 25 mars 2020 / Les origines du basket#2 – 01/04/2020 / L’évolution des paniers et du règlement #3 – 08/04/2020 / Le développement de la pratique et l’évolution du jeu en France#4 – 15/04/2020 / La place des grands dans le basket#5 – 22/04/2020 / Les Harlem Globetrotters#6 – 29/04/2020 / Pourquoi jouait-on en extérieur?#7 – 06/05/2020 / Le Minibasket#8 – 13/05/2020 / Les 24 secondes#9 – 20/05/2020 / La ligne à trois points#10 – 27/05/2020 / Le ballon de basket#11 – 10/06/2011 / Les lancers-francs#12 – 01/07/2020 / Les remplacements et la place du coach
Vous en avez désormais l’habitude, nous allons vous présenter la nouvelle promotion de l’Académie du Basket Occitanie. C’est déjà la neuvième édition de ce moment fort de notre Assemblée Générale, qui met en lumière des parcours hors-normes de notre basket occitan.
Crée en 2017, sous le parrainage de Gérard Bosc, l’historien du basket fédéral, notre Académie est depuis devenue une référence au niveau national, et l’Occitanie est souvent montrée en exemple sur la valorisation de son patrimoine !
Avec toujours cette volonté de transmettre pour faire perdurer la mémoire, et asseoir des fondations solides de notre basket régional, le groupe Patrimoine de l’Occitanie continue de mettre en valeur des personnalités singulières, dont les parcours sont inspirants.
J’en profite pour remercier tous les membres de ce groupe, toujours présents autour de notre doyen et Président de commission Jean-Claude Caumontat, qui ne pouvait être parmi nous aujourd’hui, que j’excuse donc et pour qui j’ai une pensée affectueuse :
Justine Romboletti, Francis Averous, Dominique Bentejac, Pierre Duperron, Francis Jordane, Pierre Lacoue, Eric Rodriguez, Jean-Jacques Dessaint, Flore Perotto, Marvyn Guyton, Antoine Agostini, Alain Malinovski
Nous sommes désormais à notre 9e promotion, et nous allons vous dévoiler le nouveau « cinq majeur » au travers de quelques vidéos retraçant le parcours de chacun. Il est toujours difficile de faire contenir des années d’investissement dans quelques petites minutes, vous nous en excuserez. Malheureusement il est difficile de faire coïncider tous les agendas, et seulement deux récipiendaires sont parmi nous aujourd’hui, je vous remercie par avance de bien vouloir excuser les absents !
Nous avons la volonté de transmettre, et dans cette optique, il nous semble important de mettre à l’honneur un ou une récipiendaire de l’année précédente, pour que cette transmission se fasse aussi d’une promotion à l’autre de notre Académie.
C’est pour cela que notre marraine de la promotion 2025 est l’Académicienne 2024 : Elodie Bertal-Christmann.
Affiche réalisée par Flavie Régi – Ligue d’Occitanie de Basketball
Anaël LARDY
Véritable chef d’orchestre, elle a été l’une des joueuses majeures de LFB sur la dernière décennie, et a fait partie des « braqueuses », qui ont mis le basket féminin français sur le toit de l’Europe
Jean-Gaël PERCEVAUT
Doté d’une taille et d’une envergure incroyable, ce toulousain a été l’un des pivots marquants du championnat de France ; avec quelques apparitions sous le maillot bleu
Arlette GREZES
La locale de l’étape, qui a joué toute sa carrière dans le Tarn. Elle a accompagné le club de Graulhet dans les plus belles pages de son histoire, au plus haut niveau national.
Jeff DUBREUIL
Un spécialiste des accessions, avec plusieurs clubs différents, notre 4e académicien a été un des entraineurs marquants du championnat de France
Yves BARATET
Le vert lui va si bien ! Un des coachs emblématiques de notre région, qui a accompagné l’un des bastions de notre région en Nationale 1 pendant plusieurs années, qui jouait en vert, avant de connaitre de nombreux succès dans l’un plus grands clubs français, qui jouait en vert aussi !
Quelques photos de l’événement (et remise a posteriori) – Photos Ligue d’Occitanie de Basketball et Dominique Bentejac
J’ai le plaisir de vous présenter la nouvelle promotion de l’Académie du Basket Occitanie, composée d’un cinq majeur encore une fois hors normes.
C’est un moment chargé en émotions attendu chaque année, et la promotion de cette année ne fait pas exception à la règle.
Dans sa volonté de transmettre l’Histoire (avec un grand H) au travers des histoires qui la composent, le groupe Patrimoine de l’Occitanie a élu des personnalités singulières, qui ont marqué notre territoire par leur parcours, leur implication.
J’en profite pour remercier tous les membres de ce groupe, toujours présents autour de notre doyen et Président de commission Jean-Claude Caumontat :
Justine Romboletti, Francis Averous, Dominique Bentejac, Pierre Duperron, Francis Jordane, Pierre Lacoue, Eric Rodriguez, Jean-Jacques Dessaint, Flore Perotto, Marvyn Guyton, Antoine Agostini, Alain Malinovsky.
Nous sommes désormais à notre 8e promotion, et nous allons vous dévoiler le nouveau « cinq majeur » au travers de quelques vidéos retraçant le parcours de chacun. Il est toujours difficile de faire contenir des années d’investissement dans quelques petites minutes, vous nous en excuserez.
Nous avons la volonté de transmettre, et dans cette optique, il nous semble important de mettre à l’honneur un ou une récipiendaire de l’année précédente, pour que cette transmission se fasse aussi d’une promotion à l’autre. Ainsi la marraine de cette promotion 2024 est l’Académicienne 2023 Halima Soussi.
Réalisation Justine Romboletti – Ligue Occitanie de Basketball
Pascal Ricard
Joueur élégant et athlétique, retrouvez le parcours de notre premier Académicien
Elodie Bertal-Christmann
De Montpellier à Tarbes en passant par Perpignan, mais pas que ! Elle connait l’Occitanie comme sa poche. Voici notre 2e Académicienne
Philippe Laperche
Commencer sa carrière en empochant une coupe d’Europe, c’est plutôt pas mal non ? Voici notre 3e Académicien
Claude Bergeaud
La balle orange a permis à cet ariègeois de faire le tour du monde. Retraçons ensemble le parcours de notre 4e Académicien
Cathy Giscou
Elle a été à l’initiative de nombreux projets structurants pour notre basket, avec une attention portée aux jeunes. Voici notre 5e Académicienne
Quelques photos de l’évènement (photos Ligue Occitanie de Basketball)
Les témoignages de Pascal Ricard et Claude Bergeaud, absents à la remise
C’est toujours un immense plaisir de dévoiler, chaque année, la nouvelle promotion de l’Académie du Basket Occitanie.
Pour cette septième édition, nous allons vous présenter des parcours inspirants, de personnalités qui ont fait vibrer les publics de tous horizons. Notre objectif est de mettre à l’honneur ceux qui ont contribué à faire rayonner l’Occitanie au-delà de ses propres frontières.
Le groupe de travail, présidé par Jean-Claude Caumontat s’est réuni cet hiver pour choisir les lauréats 2023. Je tiens à remercier tous les participants pour leur engagement et leur bonne humeur :
Pierre Duperron, Pierre Lacoue, Dominique Bentejac, Marvyn Guyton, Francis Averous, Francis Jordane, Eric Rodriguez, Jean-Jacques Dessaint, Flore Perotto, Alain Malinovski, Antoine Agostini et bien sûr avec l’aide précieuse de Justine Romboletti.
Comme de coutume, l’un des objectif de cette Académie est de transmettre, et c’est pour cela c’est un Académicien de la Promotion 2022, qui va à son tour récompenser les lauréats de cette année, Emmanuel Raynaud.
Réalisation Justine Romboletti – Ligue Occitanie de Basketball
Janine CAMBON-BRETON
Véritable pierre angulaire du basket piscénois, elle a œuvré pour son club et le basket durant plus de huit décennies !
JS CARAMAN
Il fallait déblayer la neige avant de jouer, se doucher dans la fontaine du village, se changer dans l’arrière du café… Cela n’a pas empêché les joueurs de Caraman de se frayer une place au plus haut niveau français !
Franck MERIGUET
Un parcours au plus haut niveau, forgé grâce à une qualité de tir bien au-dessus de la moyenne. De Pézenas (lui aussi) à Limoges en passant par Lyon, Paris, Le Mans, Nancy et désormais le Luxembourg, Voici un parcours riche.
Jacques CABALLE
Formé à Montpellier par René Chocat, notre quatrième lauréat a côtoyé les meilleurs joueurs de sa génération : Robert Monclar, Alain Gilles. Il a gagné une place de choix auprès d’eux en étant un coéquipier de luxe.
Halima SOUSSI
211 sélections en équipe de France ! Elle a été l’un des piliers de la sélection tricolore pendant une décennie, avec une défense intraitable. Retrouvez le parcours de notre cinquième lauréate.
C’est désormais un rendez-vous incontournable de l’Assemblée Générale de la Ligue Occitanie de Basketball. Depuis 2017, c’est une cérémonie qui ravive des souvenirs, des émotions.
Alors oui, des souvenirs, des émotions. Parce que les personnes qui sont mises à l’honneur évoquent ceci: du respect, de l’admiration… Autant pour un parcours hors normes que pour un investissement sans faille.
L’Académie du basket a pour ambition de partager, de transmettre, de raconter les histoires qui font l’Histoire. Car comme le disait Gérard Bosc, qui nous a quitté l’été dernier, et qui fut le premier parrain de notre Académie, en 2017 : « Il n’y a pas d’avenir sans mémoire »
La transmission est l’une des valeurs phare de notre Académie. C’est pour cela que la marraine de cette promotion est une des lauréates de l’année dernière. Après avoir été récompensée, c’est à son tour de transmettre le flambeau. Grande dame du basket Occitan, véritable trait d’union des clubs de la région, multiple fois championne de France, c’est Flore Perroto qui nous a fait l’honneur d’être la marraine de la promotion 2022.
Réalisation Justine Romboletti – Ligue Occitanie de Basketball
Georges Estève
Un investissement sans faille, doublé de qualités humaines au service du développement du basket sur son territoire. Son héritage se poursuit grâce au trophée qui porte désormais son nom.
Gaëlle Skrela
Son nom de famille résonne sur les terrains de l’ovalie, par son père et son frère. Mais il est aussi désormais connu sur nos parquets, grâce à un parcours exceptionnel tant au niveau national, qu’international de notre lauréate.
Daniel Gendron
Formateur réputé, il a marqué des générations de jeunes basketteurs. Dans le dictionnaire, on trouve son nom à côté du mot « pédagogie ».
Emmanuel Raynaud
Un héros si discret ! Et pourtant, il aura fait une carrière exemplaire, toujours au service du collectif. Quand il faut défendre, il est là ; quand il faut marquer, il est là ; quand il faut passer, il est toujours là… Un des meilleurs joueurs français des années 90, mais trop méconnu.
Christian Ortega
Bigourdan et fier de l’être ! Après ses débuts à Séméac, il s’est rapproché du voisin béarnais avec qui il a tout gagné. Du caractère, un tempérament de gagneur, et une main gauche redoutable !
10 ans de Hoop Diary ! Cela commence à en faire des pages de textes !
Initialement, le blog était hébergé sur Basketsession.com, et fut rapidement catalogué parmi les « blogs stars », aux côtés de personnes que j’ai eu la chance depuis de rencontrer comme Vincent Bot, Angelo Tsagarakis, ou encore Dean27 avec qui j’échange de temps en temps.
Les blogs stars de Basketsession en 2010, en bas à gauche. Hoop Diary est en bonne compagnie !
Malheureusement, sans prévenir, Basketsession a mis un terme aux blogs dans le courant de l’année 2011. Comme je ne voulais pas perdre les quelques articles que j’avais rédigé sur ce site, j’ai ouvert Hoop Diary sur la plateforme WordPress, tout d’abord dans un souci d’archivage.
D’ailleurs, pourquoi « Hoop Diary »? Admiratif du documentaire Hoop Dreams, j’avais envie d’avoir un titre de blog qui soit dans la même consonance. Et les blogs, au départ, ce sont un peu des carnets de bord que l’on partage sur internet… Donc Diary s’imposait de fait. Même si le titre du blog ne correspond plus tout à fait à la ligne éditoriale que j’ai développé, je n’envisage pas de le changer.
Hoop Diary, c’est 134 articles écrits depuis 10 ans, avec une orientation très marquée sur l’histoire du basket toulousain. C’est l’occasion de faire une rétrospective, en vrac, des 10 articles les plus marquants publiés sur le site au cours de cette décennie:
1989, Retournement de situation: En 1989, le RCMT est opposé à Antibes en playdowns. Victoire de 38 points pour les toulousains à l’aller… Impossible pour Antibes de rattraper ce retard ?
Armando Maunier, la première star du basket toulousain: International espagnol, médaillé d’argent aux 1ers championnats d’Europe en 1935, Armando Maunier a fui l’Espagne à l’arrivée de Franco au pouvoir. Il a trouvé refuge à Toulouse, et a fait franchir un cap à l’Etoile Rouge de Toulouse, l’ancêtre du TBC.
Basket en haute altitude: Un vrai record insolite ! Le récit d’un match disputé sur la plateforme du Pic du Midi, à 2857 mètres de hauteur !
1998, Valence-Condom – INSEP: Les Arènes de Valence sur Baïse accueillent en cette soirée de novembre 1998 deux jeunes prodiges âgés de tout juste 16 ans: Tony Parker et Boris Diaw.
Des petites histoires qui font la grande Histoire: Mars 2020, tout le monde est confiné… Pour garder du lien avec les licenciés, la Ligue d’Occitanie de Basketball propose divers jeux et vidéos. C’est dans ce cadre-là que je propose de retracer l’histoire du basket au travers de l’évolution des règles et de la pratique en 12 vidéos.
1988, le premier titre du BAC Mirande: Une pépite que ce documentaire, présentant ce club si atypique qui a régné sur le basket féminin français à la fin des années 80.
1987, un match record: 270 points marqués en un seul match ! C’est cette marque incroyable qu’ont réussi le RC Toulouse et la Paillade Montpellier au cours d’un match où les pistoleros étaient de sortie.
Le retrogaming, revivre les 90’s manette à la main: Un des articles les plus récents, qui présente les jeux sortis entre 1990 et 2000 sur différentes consoles. Tous les jeux sont jouables en ligne gratuitement !
Les records insolites d’un basketteur Autunois: 12h de dribbles d’affilée ? Check. 24h de tirs ? Check. Autun-Paris en dribblant ? Check. Des records complétement dingues réalisés par Eric Marchand dans les années 80 à Autun, au coeur de la Bourgogne.
1996, les Spacer’s de Toulouse champions de France de ProB: Le petit Palais des Sports de Toulouse rempli ras la gueule. Plus une place assise, les spectateurs assis sur les marches ou debout dans les coursives. J’étais bien placé, au premier rang sous l’un des paniers pour assister à l’un des moments forts du basket toulousain, le sacre de ProB face à Hyères-Toulon, avec un David Booth stratosphérique…
Il y a bien sûr beaucoup d’autres articles sur le site, que je vous laisse le plaisir de découvrir 😉
L’Académie du basket Occitanie
Au-delà de la rédaction d’articles, j’ai toujours été animé par l’histoire et le patrimoine du basket local. En 2017, j’ai constitué un groupe de travail sur cette thématique pour mettre en oeuvre l’Académie du Basket Pyrénées (qui deviendra Occitanie suite à la fusion des régions en 2018).
Nous mettons à l’honneur des personnalités et des parcours qui ont marqué le basket local, à raison de 5 nouveaux lauréats par promotion.
Et en 2021, nous en avons eu deux pour le prix d’une !
Après avoir été contraint d’annuler la cérémonie de l’Académie en 2020 lors de l’Assemblée Générale de la Ligue d’Occitanie de Basketball, en raison de la pandémie, nous avons pu récompenser les lauréats au cours de la mi-temps d’un match de l’équipe de France féminine à Toulouse au mois de mai 2021.
En présence de Jean-Pierre Siutat, Président de la FFBB et Jean-Jacques Dessaint, Président de la Ligue Occitanie de Basketball, les lauréats 2020: Cyril Julian représenté par ses parents, Lucien Legrand, Corinne Zago, et la marraine de la Promotion Polina Tzekova. Nathalie Etienne et Fabien Dubos n’ont pas pu être présents.
Puis, en juin, nous avons pu procéder à la remise « classique » des trophées pour la nouvelle promotion, avec comme toujours de beaux moments d’émotions.
Thérèse Marfaing, internationale médaillé de bronze aux championnats du Monde 1953
Albert Mauloubier, arbitre international, qui a contribué à la rénovation du code de jeu FIBA
Jean Luent, joueur emblématique du RCMT, qui a entrainé l’équipe de France Masculine
Flore Perotto, joueuse originaire du Gers qui a tout gagné
Ali Bouziane, une carrière professionnelle de joueur bien remplie, Ali est devenu désormais un coach de haut niveau et formateur reconnu
Encore et toujours, je suis présent aux commentaires des matchs du Toulouse Basket Club, pour les faire vivre en live via Facebook. C’était un privilège de pouvoir commenter ces matchs qui étaient à huis-clos sur la saison 2020-21, et cela a permis aux supporters de Toulouse et des adversaires de suivre les exploits de leurs clubs favoris.
On continue toutefois de diffuser les rencontres bien que le public soit de retour dans les salles. Cet effort de médiatisation est intimement lié au renouveau de l’identité du basket toulousain, dont le logo et les maillots ont été très appréciés par le grand public. Et pour le petit clin d’oeil, je suis content de voir que le surnom « Toros » que j’avais initié lors des premiers commentaires en 2020 est en train de s’installer.
Cliquez sur l’image ci-dessous pour accéder à la page vidéo du Toulouse Basket Club:
Et puis de temps en temps, lorsque je suis sollicité et disponible, je rejoins avec plaisir l’équipe média du TMB pour commenter des matchs.
Conseil lecture
Et pour finir, un clin d’oeil à un véritable collectionneur, Julien Chiron, qui retrace dans un ouvrage financé par crowfunding la déferlante des cartes NBA en France dans les 90’s, et la manière dont le marché a évolué. Je suis fier d’avoir un tout petit peu contribué en mettant à disposition quelques documents que je possédais dans ma bibliothèque, entre collectionneurs, on s’entraide toujours !
Champion de France en titre de Nationale III en 1985, le RCMT continue d’afficher ses ambitions pour remettre Toulouse sur la carte de France du basket. La qualité de l’effectif en est la preuve, avec de la continuité dans les joueurs cadres, et l’ajout de renforts de qualité. Pour entourer le joueur-entraineur Jacques Cachemire, véritable légende du basket français, on retrouve les américains naturalisés français Sterling Wright et Pat Taylor. Le premier cité a déjà, à 35 ans, une grande carrière derrière lui, de la ABA à la première division française, alors que Taylor, à tout juste 25 ans s’apprête à fréquenter les divisions professionnelles avec Le Mans, Dijon, St Quentin et Toulon. Malheureusement il décédera d’un accident en décembre 2005.
A leurs côtés, « Cachou » peut compter sur des jeunes joueurs en pleine éclosion: Olivier Basset, qui deviendra une valeur sûre de ProA et ProB (Dijon, Monaco, Toulon), et qui fait la démonstration de ses qualités athlétiques à chaque match. Le meneur de jeu de ce groupe n’est autre qu’une figure du basket toulousain, alors tout juste âgé de 21 ans, Christophe Soulé, promis à un grand avenir international. Le troisième jeune joueur à mettre en exergue dans ce groupe est Philippe Laperche. Si celui-ci ne connaitra que Nancy en ProB par la suite, il arrive tout de même à Toulouse en provenance d’Orthez, avec une Coupe d’Europe Korac en poche !
Jean-Michel Cazenave, Alain Jacquemin et Bernard Bazile, qui ont participé (tout comme Soulé) à la renaissance du RCMT sont toujours fidèles au poste. Enfin le groupe est complété par un pivot américain de 2m08, John Washington. Pour ce dernier, c’est un retour en France après un premier passage à Vichy qu’il accompagna à la montée en Nationale 1 quelques années auparavant.
De la taille, une continuité dans l’effectif, de l’expérience mélangée à une jeunesse prometteuse… Voilà un cocktail détonnant pour cette équipe promue en Nationale II, et qui compte bien ne pas en rester là. Et ce sera le cas, puisque le RCMT finira sa saison 1985-86 à la 3e place de sa poule, derrière Nice et Montpellier, mais va surtout s’illustrer par un parcours remarquable en Coupe de France.
Le RCMT 1985-1986
Les premiers tours
Pour le RCMT, l’entrée en Coupe de France se déroule le 1er février 1986 en 64e de finale, et c’est l’équipe d’Agen, évoluant en Nationale III qui se dresse face à eux. Malgré les 28 points de N’Doye et les 16 de Pautot, les Lot-et-Garonnais n’ont pas pu rivaliser avec la profondeur de l’effectif toulousain. Soulé a mené la charge avec ses 19 points, accompagné par Laperche (15), Jacquemin (14), Basset (13) et les 7 points de Washington pour permettre au RCMT de s’imposer 91 à 76.
Au tour suivant, c’est un autre pensionnaire de Nationale III qui reçoit les toulousains: Castres. Malgré un Billy Reid en verve (27 points), bien secondé par Massamba Gueye (19 points), c’est le RCMT qui s’impose 91-76 grâce à une marque à nouveau bien répartie (4 joueurs entre 16 et 21 points)
Les toulousains étant désormais sûrs de ne plus pouvoir accéder en Nationale 1B suite à leur défaite en championnat face à Montpellier, ils fixent la coupe de France comme l’objectif numéro 1. Habitués à jouer des équipes de Nationale III lors des tours précédents, ce n’est pas surprenant pour Toulouse de jouer au tour suivant l’AL Valence sur Baïse (qui fera quelques années plus tard à son tour un parcours remarquable en Coupe de France). Mais jouer dans les arènes gersoises n’est jamais facile, et malgré la division d’écart, porté par son public, Valence a donné du fil à retordre au RCMT. Toulouse l’emporte finalement 97 à 88, grâce à l’efficacité d’Oliver Basset (18 points) et de Sterling Wright (17 points).
Philippe Laperche au shoot, sous les yeux de Christophe Soulé (4) et Olivier Basset (6)
Qualifiés en huitième de finale, les toulousains reçoivent le 29 mars l’équipe de Vaulx-en-Velin, pensionnaire (elle aussi!) de Nationale III. Mais attention, cette équipe n’est certainement pas à prendre à la légère ! S’il n’y a qu’un joueur de plus de 2 mètres dans l’effectif, celui-ci le dépasse allégrement, culminant à 2m15. Et en plus, son passé de basketteur est assez éloquent, puisqu’il a joué (un petit peu) en NBA (Chicago Bulls en 1967-68). Il s’agit de Graig Spitzer, connu désormais pour être agent de joueurs. Certes, ayant dépassé la quarantaine, il est plus en fin de carrière qu’au début de celle-ci, mais cela reste un adversaire de poids pour le RCMT, qui fait passer l’équipe de Vaulx-en-Velin dans une autre dimension. Et effectivement, en l’absence de son meneur Christophe Soulé qui a raté son train (sic), le RCMT va être bousculé, en concédant notamment 10 rebonds offensifs et en perdant 20 ballons sur cette rencontre. Et malgré l’abattage de Spitzer, c’est à l’usure que les toulousains vont s’imposer 84 à 75 en terre lyonnaise.
Sortez les mouchoirs !
Après avoir éliminé consécutivement quatre équipes de Nationale III, le RCMT va avoir un tirage au sort beaucoup moins clément: c’est désormais Cholet qui se dresse sur le parcours des toulousains. L’équipe du Maine-et-Loire poursuit sa fulgurante ascension, qui l’a menée depuis sa création 11 ans plus tôt, du plus bas échelon départemental vers le niveau professionnel. En 1985-86, Cholet termine 1er de la Poule B du championnat de France Nationale II, et remporte face à Nice le titre de Champion de France de cette division. On connait la suite, le club des Mauges est solidement accroché à l’élite depuis cette époque, et aura sorti de nombreux joueurs de très haut niveau, d’Antoine Rigaudeau à Rudy Gobert en passant par Nando De Colo ou Jim Bilba notamment.
Pour en revenir à ce quart de finale, nous avons d’un côté les choletais qui surfent sur une très bonne dynamique, qu’ils concrétiseront en fin d’année avec le titre de champion de France Nationale II, et de l’autre côté, des toulousains avec un moral en berne. En effet, après avoir laissé passer la possibilité d’accéder au niveau supérieur après la défaite face à Montpellier, Toulouse finit la saison avec quelques résultats décevants (défaites contre Nice et Roanne). Le rachat en Coupe de France est donc nécessaire, mais il va falloir passer Cholet, si on ne veut pas sortir les mouchoirs.
Cholet, c’est un collectif impressionnant, avec le franco-américain Nicky White, qui a accompagné le club de la Nationale III à la Nationale I. Michael Payne, un joueur altruiste, tout juste drafté par les Houston Rockets, coupé par Bobby Knight juste avant les JO de 1984, apporte tout son talent et ses 2m08 dans la raquette des Mauges. Cholet, c’est aussi Lindsay Hairston, un joueur expérimenté, déjà vu du côté des Detroit Pistons, avec un record à 23 rebonds en un match, mais aussi de Pau où il a remporté la coupe Korac en 1984 avec son adversaire du jour, Philippe Laperche… Autour de cette triplette, des joueurs français comme Eric Girard, qui viendra jouer à Toulouse quelques années plus tard, Patrick Zamour, Thierry Chevrier, futur Directeur Général du club ou encore Laurent Biteau, qui a rédigé un ouvrage sur le Président emblématique de Cholet, Michel Léger, retraçant le parcours du club vers l’élite.
Vous l’aurez compris, il y a un véritable mur à franchir pour les toulousains, et pour compliquer la tâche, le RCMT ne se déplace à la salle Du-Bellay qu’avec sept joueurs, Bazile, Jacquemin et Cazenave manquant à l’appel.
Pour autant, Cholet prend le match très au sérieux, comme l’aura déclaré le coach Tom Becker dans les colonnes du Courrier de l’Ouest: « En regardant la cassette vidéo de la rencontre Toulouse-Nice, j’ai pu constater à quel point cette formation jouait vite et pouvait être très brillante par moment. Laperche et Soulé m’ont par exemple beaucoup impressionné. Pour les battre, il faudra que nous soyons à 100%, c’est sûr ».
Et même en étant à 100%, cela n’a pas suffit pour repousser la grinta toulousaine. Au terme d’une rencontre disputée et indécise, le RCMT s’impose dans un mouchoir de poche, 72 à 68. Cholet peut sortir les mouchoirs… Malgré un Payne exemplaire (25 points), bien secondé par Thierry Chevrier (19 points), c’est bien le collectif toulousain qui prend le dessus, avec les 26 points d’un Pat Taylor intenable, et grâce à la défense dans le jeu intérieur de John Washington et Sterling Wright.
Le Nord contre le Sud
Nous voici désormais dans le dernier carré de cette Coupe de France 1986, avec deux équipes de Nationale III (Chalons et Tarare), et deux de Nationale II (Toulouse et St Quentin). Et le tirage au sort va désigner la finale avant la lettre, avec un choc entre le Nord et le Sud, Toulouse contre St Quentin. Le match prévu le 10 mai 1986 se déroule à Bourges, dans la salle du Prado.
Saint Quentin a conclu son championnat à la 6e place, mais reste un adversaire de taille pour le RCMT. On retrouve notamment dans l’effectif un ancien joueur de l’Espérance de Toulouse, Philippe Scholastique (33 ans), qui a joué au plus haut niveau avec Reims; l’ailier américain Henry Wright et les deux franco-américains Chris Singleton et Mike Gonsalves, tous deux reconvertis par la suite dans le coaching.
Enfin il ne faut pas oublier que St Quentin est le finaliste malheureux de la Coupe de France précédente, battu par Toulon de trois points. Il y a donc pour les Picards une revanche à prendre !
Pour autant, le match est maitrisé de bout en bout par Toulouse, avantagé dans le jeu intérieur avec la taille d’un John Washington omniprésent (22 points). Si Henry Wright et Philippe Scholastique, auteurs de 20 et 18 points respectivement, n’auront rien à se reprocher, c’est bien le collectif et la profondeur de banc toulousain qui feront la différence dans cette rencontre remportée 77 à 69 par le RCMT.
Toulouse-sur-Seine
C’est la dernière ligne droite pour le RCMT, la dernière étape avant de soulever la Coupe de France tant espérée, pour rattraper une fin de saison en championnat légèrement décevante avec trois revers consécutifs. Mais pour cela, il faut battre Tarare, nouveau Champion de France de Nationale III.
Le match se déroule à Pontoise, le 24 mai 1986, à 20h30. Malheureusement, au même moment, le Stade Toulousain dispute sa finale du championnat de France de rugby contre Agen au Parc des Princes. Si des wagons de trains sont réservés aux supporters toulousains pour rallier la capitale, c’est pour aller principalement soutenir le Stade. Les dirigeants toulousains ont bien essayé de déplacer la finale de basket au samedi après-midi, avec l’accord de Tarare. Mais ceux de Pontoise ont refusé, tout ayant été préparé et réservé à l’avance pour accueillir cette finale de coupe.
Las, les toulousains n’ont pas le choix et se contenteront de soutenir à distance leurs homologues du ballon ovale. Comme le précise un Cachemire désappointé dans les colonnes de la Dépêche, « nous ne verrons pas le match, mais nous aurons les cassettes ».
Quoiqu’il en soit, le match n’est certainement pas une promenade de santé. Tarare ayant atteint son objectif d’accession au niveau supérieur, l’équipe rhodanienne se présente sans pression sur cette finale. Et cette décontraction apparente leur permet d’aborder le match dans les meilleures conditions. Blaterie, Jones, Souzy et Gérard Chat pour Tarare jouent les yeux dans les yeux avec des toulousains pourtant favoris. A la mi-temps, seulement deux points séparent les deux équipes (43-41 pour Toulouse). Le quatuor de Tarare joue une partition impeccable, avec 82 points inscrits (sur les 84 au final), mais c’est bien le collectif toulousain, qui remporte ce match 95 à 84. Si la marque a été bien répartie avec Basset (6), Taylor et Washington(8), Soulé (13), Laperche et Wright (16), c’est bien le match de titan de Jacques Cachemire qu’il convient de mettre en exergue: 26 points en sortie de banc, et des paniers importants pour faire basculer la rencontre dans les derniers instants. Toute l’expérience de l’entraineur-joueur du RCMT, international à 250 reprises dans sa longue et prolifique carrière.
Les vainqueurs de la Coupe de France 1986: Sterling Wright, John Washington, Bernard Bazile, Pat Taylor, Christophe Soulé, Jean-Michel Cazenave, Alain Jacquemin, Olivier Basset, Jacques Cachemire et Philippe Laperche
En attendant, il est temps pour les toulousains de fêter dignement jusqu’au bout de la nuit cette coupe. La légende raconte qu’ils ont franchi l’avenue des Champs-Elysées pour retrouver les joueurs du Stade dans une autre boite de nuit, pour une soirée mémorable.
« EA Sports, it’s in the game« . Ce slogan résonne encore dans les têtes de nombreux joueurs des années 90, qui découvraient fébrilement la nouvelle mouture de leur jeu NBA préféré. Et clairement, le slogan complet est « If it’s in the game, it’s in the game », « si c’est dans le jeu, c’est dans le jeu », une belle promesse rappelant que depuis le début des 90’s, EA Sports s’est positionné comme l’acteur majeur de la simulation sportive sur console et PC, éditant chaque année, avec la licence officielle, un jeu de basket. De la saga « X vs X and the NBA Playoffs » aux « NBA Live » en passant par les « NBA Showdown », revivez une décennie de jeux vidéos par EA Sports !
Tous ces jeux sont jouables en ligne. Cliquez sur l’image du jeu auquel vous voulez jouer, allez dans les paramètres pour définir une manette de jeu ou les touches du clavier, mettez en plein écran, et amusez-vous bien !
Saison 1989-90 – Lakers vs Celtics and the NBA Playoffs
Pour démarrer la nouvelle décennie, et profiter des évolutions technologiques, EA Sports démarre sa saga avec en têtes d’affiche les Lakers et les Celtics. On peut retrouver les effectifs de 16 équipes de la saison 1989-90, ainsi que les All-Stars Est et Ouest. Quelques joueurs sont reconnaissables soit par leur style (notamment les Goggles de Kareem Abdul Jabbar) ou par leur « signature move ».
Cette saison voit les Pistons faire le doublé face aux Trailblazers. Magic Johnson sera élu MVP et David Robinson meilleur Rookie.
Saison 1990-91 – Bulls vs Lakers and the NBA Playoffs
Fort du succès du premier opus sous licence NBA, EA Sports propose la suite, en mettant en exergue les finalistes de la saison 1990-1991, les Bulls et les Lakers. C’est l’occasion de retrouver à nouveau les effectifs de 16 des équipes de la NBA, et de nouveaux moves.
La saison 1990-91 sera celle de la prise de pouvoir des Bulls et de Michael Jordan sur la NBA. Ce sera aussi, mais on ne le sait pas encore, la dernière de Magic Johnson, déclaré séropositif à l’automne de cette même année.
Saison 1991-92 – Bulls vs Blazers and the NBA Playoffs
EA Sports continue la mise à jour de son jeu chaque année, avec les rosters de la saison 91-92, et quelques équipes différentes, puisque les 27 équipes de la NBA ne sont pas intégrées dans le jeu. Peu de nouveautés et d’innovation dans ce jeu qui devient une franchise qui ronronne.
« In Real Life », les Bulls font le doublé face aux Blazers, toujours portés par Michael Jordan. Et dans le jeu comme dans la réalité, le néo-retraité des parquets Magic Johnson apparait dans l’effectif des All-Stars de l’Ouest (il sera d’ailleurs MVP du All-Star Game 92 à Orlando)
Team USA Basketball
Profitant des JO et de la déferlante Dream Team, EA Sports produit le jeu Team USA Basketball, un hors série de sa franchise. On peut participer ainsi à un tournoi international avec différentes équipes du globe, y compris celles qui n’ont pas été présentes aux JO, notamment la France. Si on retrouve de vrais joueurs, ce n’est pas obligatoirement l’effectif réel de chaque nation.
C’est aussi l’occasion de jouer avec la Dream Team face au reste du monde.
Saison 1992-93 – NBA Showdown
Pour la saison 1992-93, la franchise d’EA Sports fait peau neuve. On change de nom, avec cette appelation NBA Showdown, et surtout l’ensemble des franchises de la NBA deviennent jouables. On peut même participer à une saison en intégralité et échanger des joueurs pour constituer son équipe de rêve ! A noter aussi que lors du lancement du jeu, on entend le mythique « EA Sports, it’s in the game » pour la première fois.
Cette saison voit les Bulls faire leur threepeat au détriment des Suns de Charles Barkley. Shaquille O’Neal intégre la NBA avec Orlando et désintègre la concurrence dans la raquette.
1993-94 – NBA Showdown ’94
Pour cette deuxième édition sous le nom de Showdown, on peu constater que les graphismes s’améliorent quelque peu, mais cela reste toujours le même style. Rien de révolutionnaire, juste une mise à jour comme depuis 4 éditions et quelques options qui permettent de coacher son équipe.
Au cours de cette saison les Knicks échouent face aux Rockets en finale NBA, avec un duels de pivots (Ewing-Olajuwon) en point d’orgue. C’est aussi la saison où Michael Jordan prend sa première retraite suite à l’assassinat de son père. Les Bulls sont orphelins de leur leader, malgré la prise en mains du groupe par Scottie Pippen et l’arrivée de Toni Kukoc.
1994-95 – NBA Live 95
Ca y est, EA Sports bascule dans une nouvelle ère en innovant, et pas seulement au niveau du nom: NBA Showdown devient NBA Live, et surtout le jeu est désormais en 3D isométrique. Une vraie révolution ! On retrouve toujours les mêmes options que sur les éditions précédentes, mais le jeu devient plus rapide, et plus graphique que jamais.
Au cours de cette saison, les Rockets font le doublé face à la jeune équipe d’Orlando (« ne sous-estimez pas le coeur d’un champion ! »). Bien que Michael Jordan sorte de sa retraite en cours de saison, il n’est pas intégré dans le jeu.
1995-1996 – NBA Live 96
Encore plus de finesse dans les animations et les graphismes, NBA Live s’impose dans cette deuxième moitié des années 90 comme un jeu de référence. Pour commencer une nouvelle partie, on a la possibilité de refaire la draft d’expansion au bénéfice de Toronto et Vancouver, les nouvelles équipes de la NBA. Par contre, certains joueurs manquent à l’appel, notamment Jordan… Mais pas de panique, il est possible de personnaliser totalement certains joueurs qui sont des « no-names » dans les rosters.
C’est la saison du retour en force des Bulls, avec un record de 72 victoires pour seulement 10 défaites. Ils gagneront leur 4e titre face à Seattle cette année-là. C’est aussi l’arrivée des Raptors et des Grizzlies sur la scène de la NBA.
1996-97 – NBA Live 97
Nouvelle édition, avec la traditionnelle mise à jour des effectifs, malgré quelques noms manquants remplacés par des « no-names » (mais toujours personnalisables). Petites nouveautés: on peut désormais créer son joueur de toutes pièces, et aussi jouer en 2×2 et 3×3 sur demi-terrain. A part ça, pas grand chose de neuf…
La saison 1996-97 voit les Bulls ravir un 5e titre en 7 ans, au détriment de Utah tandis qu’Allen Iverson fait ses débuts dans la Grande Ligue.
1997-98 – NBA Live 98
On bascule dans une nouvelle ère, déjà entamée en 97, sur des consoles nouvelles générations. La 3D prend son envol, et des cinématiques plutôt rythmées sont proposées à l’introduction du jeu, et à la mi-temps des matchs. On peut également jouer sur plusieurs saisons, drafter, recruter… Prendre un rôle de GM en quelque sorte…
Côté réalité, c’est la saison du deuxième triplé des Bulls, et les Spurs accueillent un joueur qui va devenir la pierre angulaire de leur dynastie: Tim Duncan.
1998-99 – NBA Live 99
A l’approche des années 2000, les consoles 16 bits deviennent obsolètes, et les versions des nouvelles générations prennent leur place définitivement sur le marché. Bien que les versions 97 et 98 existent aussi en 64 bits, c’est l’édition 99 qui enterre définitivement la 2D et la 3D isométrique. Et nous voilà sur les nouvelles versions, qui se rapprochent de ce que l’on connait actuellement… Toutes proportions gardées bien sûr !
Pour se souvenir de cette saison particulière marquée par un lock-out, la deuxième retraite de Jordan et le sacre des Spurs face aux Knicks, rien de tel que de se replonger dans l’incontournable livre d’Anthony Saliou, NBA 1998/99, l’histoire folle d’une saison historique
1999-2000 – NBA Live 2000
Pour terminer cette décennie qui aura été marquée par de nombreuses évolutions vidéo-ludiques, voici le NBA 2000, qui nous amène vers une nouvelle époque.
L’an 2000, c’est la prise de pouvoir des Lakers sur la NBA, pour les trois saisons à venir, avec le duo Shaq-Kobe en leader. C’est aussi leurs premiers matchs au Staples Center, qu’ils ont quitté d’ailleurs aujourd’hui, en ce 24 décembre 2021.
Bien sûr, 2K est devenu la référence du jeu vidéo du genre. Néanmoins, c’est toujours un plaisir de retrouver ces sensations par le retrogaming.
Quel plaisir de se retrouver enfin, pour cette nouvelle promotion de l’Académie Occitanie de Basketball. La frustration de la saison passée fait place à la joie de partager de nouveau ce moment fort de notre Assemblée Générale.
Car oui, l’Académie, c’est avant tout l’ambition de partager, de transmettre, de s’appuyer sur les histoires qui font l’Histoire.
Si l’an dernier, au cours de l’AG, je n’avais pu que vous présenter la promotion 2020 de façon sommaire, nous avons toutefois pu la mettre à l’honneur au cours de la mi-temps du match de préparation à l’Euro France-Espagne, en présence de Jean-Pierre Siutat. Une belle mise en valeur de cette action qui est désormais bien ancrée dans notre région.
Compte tenu de la situation, le groupe de travail s’est réuni, en visio pour procéder au vote de la nouvelle promotion. Malgré les aléas de la maitrise de l’outil informatique, nous avons réussi au cours d’une soirée épique à élire nos cinq nouveaux lauréats de l’Académie Occitanie de Basketball.
Et encore une fois, ce sont des acteurs majeurs du basket qui ont été choisis, dont l’investissement, le parcours, le talent, la passion, sont aujourd’hui mis à l’honneur.
J’en profite pour remercier encore tous les membres du groupe de travail, qui participent toujours avec entrain et bonne humeur à l’élection des Académiciens : Isabelle Campagne, Dominique Bentejac, Pierre Lacoue, Pierre Duperron, Francis Averous, Francis Jordane, Michel Fricou, Justine Romboletti, Eric Rodriguez, et bien sûr notre bien-aimé doyen, Jean-Claude Caumontat.
Comme je l’ai précisé plus tôt, c’est pour nous un devoir de transmettre, parce que nous partageons la même passion. Et puisque l’on parle de transmission, la marraine de cette promotion a été elle aussi récompensée l’année dernière, et c’est à son tour de transmettre le flambeau. Il s’agit d’une grande dame du basket français, 8 fois championne de France d’affilée, dont 3 titres avec Mirande : Nathalie Etienne.
Réalisation Justine Romboletti – Ligue Occitanie de Basketball
Thérèse Marfaing
Une pionnière, qui a découvert le basket sur le tard et a très vite gagné ses galons d’internationale. Elle a décroché une médaille de bronze aux championnats du Monde 1953 avec l’Equipe de France.
Albert Mauloubier
Arbitre international, il a travaillé sur la modernisation du code du jeu. Dirigeant emblématique et investi tant au niveau Fédéral que Ligue.
Jean Luent
Meneur de jeu reconnu pour son tempérament, il a ensuite embrassé une carrière d’entraineur qui l’a amené vers le plus haut niveau, ramenant la France aux Jeux Olympiques après une longue traversée du désert. Il nous a quitté en ce début d’année 2021.
Flore Perotto
Elle a quasiment tout gagné ! Habituée des finales nationales, depuis les années minimes, elle a une armoire à trophées qui croule sous les coupes. De Condom à Frouzins, son dernier club, en passant par Montpellier, Perpignan, Colomiers… Elle a apporté son leadership et montré la voie du succès.
Ali Bouziane
Depuis Moissac, il a gravi les échelons un par un, vers le plus haut niveau. Meneur de jeu pétri de talent, il a mis sa vision du jeu au service des équipes dont il a pris la charge, étant désormais reconverti dans le coaching.
Quelques photos de l’évènement (photos de Justine Romboletti et Pierre Duperron)
Article de Pierre Duperron pour le Midi Libre, 8 juillet 2021Article de Pierre Lacoue pour la Dépêche du Midi, 31 juillet 2021
Hommage
Cette promotion est dédiée à Max Joseph-Noël et Gérard Bosc, qui nous ont quitté respectivement le 30 juin 2021 et le 9 juillet 2021.
Max Joseph-Noël m’avait gentiment accueilli chez lui en avril pour partager des photos et des souvenirs de son ami Jean Luent, afin de m’aider à réaliser la vidéo de cette année.
Gérard Bosc avait accepté d’être le parrain de la première promotion de l’Académie des Pyrénées en 2017. C’était un véritable honneur de l’avoir à nos côtés pour inaugurer cette action, lui qui avait initié cette démarche bien avant au plan national. Avant de devenir l’Historien du basket français, Gérard Bosc avait démarré le basket dès le plus jeune âge à Toulouse, aux Ecureuils Côtois (Côte Pavée).
Gérard Bosc, parrain de la première promotion de l’Académie Pyrénées en 2017
Equipe solide du championnat de Nationale 1, le VCGB d’Yves Baratet accueille l’équipe la plus jeune de la poule, l’INSEP. Ce match, de prime abord anecdotique, sera surtout l’occasion pour le public gersois de découvrir les futurs visages du basket français, dont deux pépites hors norme âgées seulement de 16 ans…
Les arènes de Valence-Condom sont remplies en ce samedi 7 novembre 1998. Le VCGB, a commencé sa saison dans cette nouvelle division de Nationale 1 en étant bousculée. Avant la réception de l’INSEP, l’équipe d’Yves Baratet affiche un bilan tout à fait honorable de 5 victoires en 9 matchs, mais a besoin de se rassurer pour accrocher la première moitié de classement, dans un championnat dense.
En effet, à l’intersaison 1998, la FFBB refond ses championnats nationaux. Exit la Nationale IV, et les meilleures équipes de Nationale II de la saison précédente sont regroupées dans une Nationale 1 plus compétitive que jamais, véritable antichambre du secteur professionnel. Après 11 ans en Nationale II et un parcours remarquable en Coupe de France en 1997, l’équipe du Président Jean-Claude Caumontat est prête à relever le défi.
Pour assurer une bonne saison dans un championnat plus relevé que jamais, le VCGB s’appuie sur des joueurs expérimentés et un groupe soudé. André Erguy est toujours fidèle au poste, et assure un point d’ancrage sans faille dans le jeu intérieur (15,7 points et 6,6 rebonds sur la saison), aux côtés de Christophe Guillon, arrivé de Maurienne en ProB à l’intersaison. Jérôme Séailles mène le jeu à la perfection comme en témoignent ses 7,4 passes décisives sur la saison. On retrouve les fidèles Jean-Michel Thore, Philippe Verdugo, Michel Théophile et Claude Raoul qui perpétuent l’esprit conquérant des gersois. Yves Baratet en profite pour lancer un trio de jeunes joueurs d’à peine 18 ans, à qui il donnera des responsabilités (Bruno Salamon, Nicolas Lasserre, Guillaume Dossat). Enfin, pour complèter le groupe, le VCGB s’appuie sur un américain, Mike Tolman, qui fera une première partie de saison solide (21,6 points, 5,7 rebonds) avant de se blesser durablement.
Finalement, pour sa découverte de ce nouveau championnat de Nationale 1, Valence-Condom assurera son maintien avec 15 victoires et autant de défaites, terminant à la 10e place sur 16 équipes.
C’est bien pour cela que ce match face à l’INSEP est crucial pour toutes les équipes de ce championnat: il s’agit de remporter les deux oppositions face à ces jeunes joueurs, afin d’engranger deux victoires qui peuvent faire la différence au plan comptable en fin de saison. L’enjeu est donc majeur, ce qui n’est pas le cas des joueurs de l’INSEP, tous âgés de moins de 18 ans !
Bien que jeunes, ces joueurs sont la relève du basket français. Coachés par Lucien Legrand, ils ont déjà remporté deux victoires en dix matchs, et certaines défaites ont été encaissées avec moins de 10 points d’écart. Méfiance donc pour le VCGB qui reçoit une équipe qui joue sans pression, et possède quelques talents. Parmi eux, des joueurs qui feront une carrière à haut niveau comme Thomas Dubiez, Mamoutou Diarra, Vincent Margueritte ou encore Robert Michalski. On retrouve aussi Ronny Turiaf parmi les joueurs les plus connus, bien qu’il ne dispute pas ce match.
Mais c’est surtout deux joueurs qui attirent l’attention du côté de l’INSEP. Tout d’abord Boris Diaw, un joueur avec un QI basket largement au-dessus de la moyenne, et avec des qualités athlétiques exceptionnelles. Joueur altruiste, intelligent, complet, il se destine à une carrière exceptionnelle. Il fera néanmoins ce soir-là un match assez discret, loin de ses 7,1 points, 3,6 rebonds et 2,5 passes sur la saison.
L’autre joyau de cette équipe, c’est un jeune meneur de 16 ans, 3e scoreur de cette poule de Nationale 1 (22 points par match !), qui fait tourner la tête aux défenses, le dénommé William Parker.
Euh… William Parker ? Et oui, il s’agit bien de TP ! A ce moment-là, il ne se fait pas encore appeler Tony comme son père (son deuxième prénom est en réalité Anthony). Et il ne va pas tarder à se faire un nom !
Il subira cette année-là des plans « anti-parker », destinés à limiter son rayonnement. Mais bien évidemment, peine perdue, Parker est déjà au-dessus de la mélée.
C’est l’occasion de se replonger dans les premiers pas à haut niveau de nos pépites nationales, et revivre les grandes heures du VCGB au son des bandas !
Et si vous voulez connaitre le score et la répartition des points sans être spoilé, c’est ici: Box score
Valence-Condom
4 – Jean-Michel Thore
5- Jérôme Séailles
6 – Nicolas Lasserre
7 – André Erguy
8 – Philippe Verdugo
9 – Christophe Guillon
10 – Guillaume Dossat
11 – Mike Tolman
12 – Claude Raoul
13 – Bruno Salamon
Coach: Yves Baratet, assistant: Gilles Cazaux
INSEP
4 – Robert Michalski
5 – Guy Guedegbe
8 – Mamoutou Diarra
7 – Thomas Dubiez
10 – William Anthony Parker
11 – Vincent Margueritte
12 – Nicolas Kaczmarow
13 – Julien Doreau
14 – Boris Diaw
15 – Noël Nijean
Coach: Lucien Legrand, assistant: Patrick Cham
Un grand merci à David Encausse pour cette vidéo !D’autres sont à venir prochainement.
Bien que relativement méconnu, Jean Nichil fait pourtant partie des grandes figures du basket toulousain. Celui-ci a été fidèle au club universitaire toulousain, le TUC, toute sa carrière, et a eu l’occasion de briller sur la scène internationale du basket. On peut d’ailleurs affirmer que c’est sa présence et son dévouement qui a amené le TUC basket vers les sommets. Retour sur un parcours exemplaire.
Crée en 1905, le Toulouse Université Club est à ce jour la plus grande association toulousaine, mais aussi le plus grand club de sport d’Occitanie, avec plus de 6100 adhérents répartis sur 21 sections sportives. Et pourtant ce club est méconnu des toulousains amateurs de la balle orange car la section basket n’existe plus depuis plus d’une trentaine d’années. Le TUC a cependant écrit quelques unes des plus belles pages de l’histoire du basket dans la ville rose. Et son histoire est indisociable d’un homme en particulier, le Docteur Jean Nichil.
Un athlète accompli
Jean Nichil est né le 7 mars 1919 à Toulouse. Très bon élève et surtout sportif accompli, c’est à l’âge de 17 ans qu’il se distingue lors des championnats de France d’athlétisme, au saut en longueur, mais surtout au triple saut dont il deviendra champion de France. Il établira d’ailleurs quatre records dans cette discipline, entre le 10 juillet 1938 et le 9 juillet 1939. Evidemment, nous sommes loin des standards actuels (record français à 18,04m par Teddy Tamgho), mais les 14,15m de Jean Nichil en 1939 constituent à cette époque une performance remarquable. Il sera même sélectionné en équipe de France d’athlétisme, fort de ses résultats au triple saut.
L’Auto, 1940
Bien qu’athlète émérite sur le sautoir, Nichil possède d’autres qualités sportives à faire valoir, qui lui permettent de se distinguer aussi dans d’autres disciplines: rugby, sprint, natation. Mais c’est surtout sur les terrains de basket qu’il va s’illustrer, jonglant entre les deux disciplines.
La fulgurante ascension du basketteur
Faisant partie des joueurs les plus jeunes du Toulouse Université Club en 1934, il s’impose déjà par son charisme et son talent, couplé à de grandes qualités athlétiques qui compensent sa petite taille. Dès l’âge de 15 ans, Jean Nichil est sur tous les fronts avec l’équipe première du TUC, participant au championnat des Pyrénées et à la coupe de France de la FFBB, au championnat universitaire UFOLEP, et raflant à l’occasion quelques trophées. Malgré une place régulière de finaliste dans le très disputé championnat des Pyrénées, avec le FO Piscénois, les Cadets de St Etienne ou encore le Toulouse Athlétic Club, le TUC brille sur la scène universitaire, avec deux titres de champion de France en 1935 et 1936.
Le TUC en 1935-1936, avec le tout jeune Jean Nichil (n°7)
Grâce à ses résultats probants, le TUC envoie régulièrement des joueurs en équipe de France Universitaire. C’est ainsi que Jean Nichil étrenne ses premières capes internationales lors des Universiades de Paris en 1937. Après une correcte 4e place, Nichil se fait remarquer par les instances fédérales et est invité à tenter sa chance lors d’un regroupement pour désigner la future équipe de France. Dix-huit joueurs pour dix places, et des pointures comme Roland, André Tondeur, Robert Cohu, Jacques Flouret, Henri Lesmayoux… Bref, pour le jeune Jean Nichil, la barre est encore trop haute, mais il emmagasine un précieuse expérience pour la suite de son parcours.
Le TUC en 1937 (La Dépêche)
De retour au TUC, Jean Nichil mène son équipe vers un titre de champion des Pyrénées en 1938 puis vers des phases finales de championnat de France. Malgré le jeune âge de ses joueurs, tous étudiants, le TUC se présente comme un très sérieux concurrent pour la suprématie du basket dans la ville rose.
Fort de son statut, Jean Nichil est à nouveau convoqué pour participer aux Universiades de Monaco en 1939 avec l’Equipe de France Universitaire. Aux côtés notamment d’Emile Frézot, une grande figure du basket français, Nichil remporte le titre de champion du Monde Universitaire, en battant lors de la finale le Brésil. Une fois de plus, il se distingue comme étant l’un des meilleurs joueurs de la compétition, compensant une toute relative petite taille par de grandes qualités athlétiques.
L’équipe de France championne du Monde Universitaire 1939 – Jean Nichil (6) est en bas à droitePhoto de gauche: Nichil est complètement à gauche avec les lunettes / Photo de droite: Nichil (6) à l’entre-deux
On pourrait supposer que le tapis rouge de l’équipe de France sénior FFBB va se dérouler devant lui, mais il n’en sera rien. En raison du déclenchement de la seconde guerre mondiale, le basket international va être mis en sommeil entre 1939 et 1942.
Afin de mieux comprendre l’organisation du basket en temps de guerre, je vous conseille de vous tourner vers l’excellent article réalisé par Julien Hector pour le site Basket Rétro: Le basket français sous le régime de Vichy
Pendant ces périodes troubles, le TUC continue de disputer son championnat régional FFBB et le championnat Universitaire désormais organisé par l’OSSU. Cependant le TUC va composer sans Nichil en 1939-1940, retenu par les obligations du service militaire.
Lors de la saison 1940-41, renforcé par des anciens étudiants du Paris Université Club (notamment Jacques Robin, lui aussi international universitaire) et avec une adversité parfois amputé de joueurs cadres partis sur le front, le TUC est l’une des équipes phares du championnat des Pyrénées, derrière le TAC et l’Espérance de Toulouse, et se positionne comme l’une des équipes les plus redoutables de la zone libre. Et c’est fort de ce nouveau statut que les universitaires toulousains vont aborder la saison 1941-42, qui sera la plus réussie de leur histoire.
Pour mieux comprendre le découpage des zones: Cartographie @ Laurent Rullier pour Basket Rétro – basket-retro.com
Un « petitou » parmi les plus grands
Tout d’abord, avant de revenir sur le parcours du TUC, arrêtons-nous un instant sur le tournoi « intervilles » (sans vachettes) mis en place à Paris au mois de décembre. L’équipe qui représentera Toulouse est managée par M. Gaziniol et accompagnée de Charles Pilé, et se présente avec l’effectif suivant: Palouzié, Dartiguepeyrou, Tessier et Berlin du Toulouse Athlétic Club, Bonhouret de l’Espérance Toulouse, Dauzat du Racing Olympique Toulousain et enfin Jean Nichil du TUC. Des sélections de Rennes, Paris, Lille et Toulouse s’affrontent donc à cette occasion, au Stade de Coubertin, en salle. Comme le précisera le journal « le Miroir des Sports » du 8 décembre 1941, les toulousains, outsiders du tournoi, « ont paru comme désorientés, mal à l’aise: ils furent surpris par les rebonds violents du ballon sur le parquet. Ils n’ont pas assez joué en salle« . Effectivement, à cette époque peu de rencontres se disputaient en intérieur, et les toulousains manquaient de repères. Après une cruelle défaite d’un point face à Rennes, Toulouse a du rendre les armes pour la 3e place face à Lille, en étant sévèrement battu 32 à 23.
Malgré tout, Nichil fut le joueur le plus en verve du côté des joueurs de la ville rose, « surclassant » même ses équipiers toulousains, alors qu’il est le plus petit sur le terrain, selon les dires du journaliste Fernand Legouge. Ce sera aussi l’occasion de constater la suprématie du basket parisien sur les autres régions, avec de nombreux internationaux dans leur rang (Hell, Lesmayoux, Etienne Roland, Frézot…).
Revenons au TUC en cette saison 1941-1942. Si l’on parle de Jean Nichil comme leader sur le terrain, il l’est aussi dans les coulisses. Âgé de 22 ans, il est le vice-Président du TUC mais aussi entraineur-joueur. Sans compter qu’il continue d’exceller sur les pistes d’athlétisme. Comme le précisait son coéquipier Jacques Robin dans les colonnes du « Cri du Peuple » le 3 juin 1942, « le TUC, c’est Nichil. Ce que le club a d’ambiance et de vitalité, il le lui doit, comme il lui doit ses succès en basket, comme il lui devra ses lauriers en athlétisme« . Il est l’incarnation du TUC.
Et des succès, le TUC en aura eu cette saison encore. Champion de la Zone Non Occupée, écartant en demi-finales le FC Lyon puis en finale la redoutable équipe de Monaco après deux prolongations, le TUC gagne le droit de rallier la capitale pour la grande finale du championnat de France. Cette finale oppose le champion de la ZNO, le TUC, face à l’US Métro, champion de la Zone Occupée.
Alors oui, face à l’armada parisienne, jouant sur un parquet, bien loin des habituels terrains toulousains en terre battue ou en mâchefer, le TUC rend les armes. L’addition parait lourde (36-14), mais n’oublions pas que les toulousains présentent une équipe composée d’étudiants, et auraient pu participer au championnat Junior. Néanmoins cela permet d’écrire le nom d’une équipe toulousaine au palmarès des finales du championnat de France.
Si le TUC va rentrer légèrement dans le rang les années suivantes, il est à noter que Nichil va encore avoir droit à un moment marquant dans sa carrière dès le printemps de l’année suivante. En effet, le 7 mars 1943, le Stade des Minimes de Toulouse accueille le tout premier France-Espagne de l’histoire, devant 7000 spectateurs. En raison de difficultés pour se déplacer sur le territoire, consécutives à l’opposition allemande, deux internationaux (Michel et Frézot) ne pourront participer au match. les défections de dernière minute donnent l’opportunité à Jean Nichil d’honorer sa seule et unique cape internationale senior. Les deux oppositions se livrèrent à un match très serré, remporté d’un point par la France. Jean Nichil n’entrera toutefois pas en jeu, malgré les réclamations du public.
France-Espagne au Stade des Minimes, 7 mars 1943 (INA.fr)
Mens sana in corpore sano
Si Jean Nichil est un athlète accompli, un bon basketteur, et très impliqué dans son club (Vice-Président et entraineur), il a aussi une tête bien faite. Ses excellents résultats scolaires obtenu au « Lycée de Toulouse » (renommé depuis « Lycée Pierre de Fermat ») lui ouvrent les portes de l’université de Médecine. Terminant ses études à la fin de la guerre, Jean Nichil devient désormais connu sur les terrains et en dehors comme le Dr Nichil.
Médecin fédéral, il va s’employer à réformer la médecine du sport, fort de son expérience de pratiquant. Comme il l’écrit dans la revue fédérale en 1945, « Dans l’état actuel du sport français, le rôle du médecin est nul et restera inopérant jusqu’à ce que des réformes totales aient été apportées […] Que l’on commence par faire de la France une nation vraiment civilisée: que nous puissions enfin nous comparer sur le plan de l’hygiène et de la santé publique aux autres grandes nations.«
On passera sur les remarques concernant la pratique féminine de compétition, qui n’était pas dans l’air du temps. L’émancipation de la femme, c’est pas pour tout de suite…
Le Dr Nichil continuera en parallèle sa carrière de joueur au TUC jusqu’au début des années 50, plaçant toujours son club dans les meilleures équipes de la région. La reconversion comme dirigeant déjà entamée, une fois les baskets remisés, il devient le Président du TUC en 1955, succédant à Louis Bazerque, et maintient son club dans les divisions nationales.
En 1963, l’adjoint au maire de Toulouse M. Delpech, remet au président du TUC, le Docteur Nichil, la récompense du premier club omnisports de la ville (Archives du TUC)
Retour éphémère dans l’élite
Solide équipe évoluant en Nationale II, le TUC a de nouveau l’occasion de se confronter à l’élite française à la fin des années 60. Après avoir remporté son accession en première division en 1968, le TUC prend la place de l’autre équipe phare toulousaine, le RCMT, qui représente tant bien que mal la ville rose en première division depuis la fin des années 40.
Et c’est effectivement un réel chassé-croisé des deux formations toulousaines sur ces années 1968-69: – En 1968, le TUC accède sportivement à la Nationale I, alors que le RCMT, 9e sur 12, est le premier relégué – En 1969, le RCMT accède à nouveau sportivement à la Nationale I, en étant champion de Nationale II, alors que le TUC termine 11e sur 12 et retrouve donc la Nationale II.
William Davis, la trouvaille du Dr Nichil (La Dépêche)
Bref, le TUC va rentrer dans le rang, et se maintenir encore plusieurs saisons en Nationale II, avant que la section basket ne disparaisse.
Décédé en 2008, le Dr Nichil a maintenu tout le long de son passage au TUC cette tradition empreinte d’amateurisme intégral, d’amour du beau jeu et de plaisir. Il est incontestablement l’un des personnages les plus marquants de l’histoire du basket toulousain, et indissociable du TUC Basket… A moins que cela ne soit l’inverse ?
Le TUC en Nationale II en 1973 avec Paul Salmeron comme entraineur, le Dr Nichil en costume.