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[Parcours] Zack Jones (2/2) – Sur les routes de France

PARCOURS

Le rêve NBA s’est envolé. La porte s’est refermée et la carrière de Zack ne se déroulera pas dans la Grande Ligue. Cependant, pour lui, le basket n’est pas qu’un sport, c’est un mode de vie. C’est un peu par hasard qu’il va traverser l’Atlantique, en 1977, pour jouer en France… et s’y installer définitivement. Suite et fin du parcours de Zack Jones, retrouvez la première partie en cliquant ici

Revenons tout d’abord deux ans plus tôt, en 1975. Les 76ers ayant finalisé leur recrutement avec l’arrivée de George McGinnis et de « Dr J » Julius Erving, la porte donnant vers la NBA se referme brutalement. Zack fait une croix sur un avenir de basketteur professionnel, et à sa sortie de l’Université de Tulsa, il trouve un emploi de commercial dans les assurances. En parallèle de cette activité professionnelle, il intervient dans un « Recreation Center » à Tulsa, l’équivalent d’un centre social. Il accueille de jeunes adultes et leur fait pratiquer le basket. Pour la plupart, il s’agit d’anciens bons joueurs de lycée qui n’ont pas poursuivi d’études, et qui sont parfois en proie avec les difficultés de la rue.

« Ces gars étaient des talents gâchés, l’alcool, la drogue… Il a fallu tenir un rôle d’éducateur, et essayer par le biais du basket de leur faire entrevoir autre chose que la violence de la rue. Je les ai regroupés dans une équipe et nous avons joué contre d’autres Recreation Centers. Trois ou quatre gars ont changé de vie grâce au basket, se sont réinsérés. Ils me disaient aussi « mais pourquoi tu ne tentes pas à nouveau ta chance en NBA ? ». Mais moi j’avais un boulot, j’avais fait une croix sur le basket professionnel, du moins à ce moment. »

Mais finalement l’idée fait son chemin, et le démon du jeu reprend le dessus. En 1977, deux ans après l’échec de la draft, Zack décide de prendre son destin en main et de franchir l’Atlantique, pour aller jouer en Europe, sachant qu’aux Etats-Unis, avec la disparition de la ABA cette année-là, aucune opportunité ne s’offrait à lui. De plus, la culture européenne attirait Zack, qui avait étudié l’Art Européen en Junior College, à Crowder.

Sauf qu’à cette époque, il n’avait pas d’agent, et pas de contacts sur le vieux continent. Jim King, coach de Tulsa University et ancien joueur NBA, avec qui il était en contact, l’oriente vers l’organisation d’ «Athletes In Action ». Athletes In Action permet aux joueurs de différents sports de promouvoir le christianisme tout en voyageant et en pratiquant leur activité face à de nombreuses équipes de par le monde. C’est le meilleur moyen pour Zack de se faire connaitre et de tenter sa chance pour l’Europe.

C’est ainsi que Zack débarque sur le campus de Colorado State University, à Boulder, pour gagner sa place dans l’effectif d’Athletes In Action, qui préparait une tournée en Europe. Les entrainements sont durs, trois heures non-stop de jeu face à des joueurs comme Irv Kiffin, qui jouera aux Spurs et à Limoges. Mais peu importe l’adversité, Zack est déterminé à faire sa place.

« Les 15 jours avec les 76ers m’ont permis de comprendre qu’il faut toujours être à 100%. Je voyais les gars partir tous les jours parce qu’ils n’étaient pas tout le temps à fond. Pour gagner ma place dans l’effectif d’AIA, j’étais au top, je m’étais préparé en conséquence. »

Alors que Zack fait une bonne impression au staff, l’un des assistants lui propose de le mettre en contact avec un agent. Celui-ci, après avoir pris des références sur Zack, lui propose de partir pour un peu plus de deux mois en France, à Avignon.

C’est ainsi que débute la carrière professionnelle de Zack Jones, dans le sud-est de la France.

A la découverte de la France

Lors de cette saison 1977-1978, Avignon est promu en Nationale 1, le plus haut niveau de l’époque. Dans l’équipe, on retrouve Philip Szanyel, futur international, Antoine Cérase, qui est dans les meilleurs passeurs de la division, mais aussi deux américains, déjà sous contrat.

 » Le deal est simple : je viens pour apprendre, les deux autres américains sont déjà sous contrat et mariés. Moi j’étais célibataire, donc j’avais moins de contraintes. J’étais surtout là pour dépanner en cas de blessure . »

La pige se prolonge finalement sur l’année, mais Zack ne fait que deux matchs dans toute la saison. Son profil collectif et défenseur tranchait avec l’utilisation habituelle des américains dans les clubs européens.

« On demandait aux joueurs US de scorer, tous les ballons passaient par eux. Moi, les stats, je m’en fichais, je voulais seulement gagner des matchs. Et pour gagner des matchs, il faut défendre et jouer ensemble ! »

Les deux seuls matchs de Zack sont face à deux bonnes équipes de la division : Orthez et Challans. Bilan une victoire et une défaite. Face à ses compatriotes Bill Lindsey d’Orthez, Butch Taylor et Barry White de Challans, Zack sort le grand jeu. La saison est frustrante, mais il sait qu’il peut évoluer sans problèmes à ce niveau-là. A côté du terrain, Zack progresse aussi, en prenant des cours de Français à l’Institut américain d’Avignon, ainsi que des cours particuliers en complément. Parler la langue, s’imprégner de la culture, c’était aussi la richesse de l’expérience que Zack voulait vivre à l’étranger.

Pour la saison 1978-1979, le règlement de la Fédération change : les équipes de Nationale 1 n’ont plus droit qu’à un seul étranger dans l’effectif. Le club d’Avignon fait le choix de prendre John Garrett, qui finira meilleur marqueur avec 30 points par match, et propose à Zack d’évoluer non loin de là, à Nîmes, afin de le garder sous la main, lui permettant de s’entrainer trois fois par semaine avec l’équipe de Nationale 1.

Il accepte la proposition, et se retrouve dans cette équipe du Gard, où le niveau n’est pas aussi fort que cela… En plus, il ne rencontre jamais d’étrangers en face de lui…

« Je ne connaissais rien du niveau, du système de compétition en France. Et j’avais été envoyé en Nationale 4 ! Heureusement qu’en plus des entrainements avec Nîmes, j’allais à ceux d’Avignon… »

A la fin de la saison, en l’absence d’une proposition décente d’Avignon, il rentre en contact avec le club du Drapeau de Fougères, près de Rennes, une équipe de Nationale 3. Le club cherchait un entraineur-joueur. L’équipe est faible, Zack se démultiplie sur le terrain pour sauver la saison. Le maintien se joue sur le dernier match, et malgré une entorse à la cheville à la mi-temps, Zack fait le boulot et arrache la victoire décisive ainsi que le goal average d’un point !

En raison de sa blessure, les équipes ne prennent pas le risque de le mettre à l’essai. Pourtant, certaines étaient intéressées, comme Caen, qui évoluait en Nationale 1. Zack s’était entrainé avec cette équipe plusieurs fois dans l’année en parallèle de sa saison à Fougères.

Zack continue à Fougères, en 1980-1981, et revit exactement la même saison que la précédente, avec un maintien qui se joue lors de la dernière journée, et une nouvelle entorse au cours de ce match. Malheureusement, l’issue est différente et Fougères descend en Nationale 4.

Malheureusement, Zack reçoit toujours peu d’offres intéressantes pour la saison suivante, sachant que de toutes évidences, lorsqu’un joueur quitte le haut niveau, il est catalogué et barré pour un retour vers l’élite.

Afin d’évoluer à un niveau qui lui corresponde plus que les divisions inférieures françaises, Zack comprends qu’il faut envisager un départ à l’étranger, et se prépare donc à faire des essais en Angleterre et en Suisse. Juste avant son départ, le nouvel entraineur d’Avignon, Joé Jaunay (ancien entraineur de Caraman en première division) lui propose de rester et de gagner sa place en Nationale 1, cherchant un ailier fort à un prix raisonnable pour compléter la raquette composée déjà d’un pivot de 2m12. Alors qu’il s’apprêtait à monter dans l’avion, Zack signe la licence pour Avignon. Pendant l’été, le club signe deux internationaux français, un ailier de Caen et un meneur de Tours, mais aussi un autre américain. A son retour en France, Zack découvre qu’il est le 3ème muté, mais aussi le 3ème étranger de l’effectif avignonnais !

« L’un des deux US recrutés était le meilleur marqueur du championnat Espagnol. C’était un fort attaquant, mais il ne défendait pas ! Du coup, je défendais fort sur lui et limitais son rendement, et en attaque, je me baladais. Les dirigeants ont vu que je pouvais intégrer l’effectif, mais pour cela, il fallait prendre la place d’un joueur français et d’un joueur étranger. »

Le coach Joé Jaunay convoque Zack dans son bureau pour lui expliquer la suite des événements, mais aussi que le club de la cité des Papes connait de gros problèmes d’argent. Les dirigeants allaient demander à tous les joueurs de baisser drastiquement leur salaire ou d’envisager de rompre leur contrat. En écoutant les arguments du coach et les perspectives peu réjouissantes, Zack feuillète les annonces sur le journal l’Equipe, et découvre que le club de Compiègne, dans l’Oise cherche un entraineur pour son équipe de Nationale 4. Zack demande à son coach s’il peut utiliser le téléphone, et répond à l’annonce immédiatement. Etant toujours licencié à Avignon, il est dans l’impossibilité de jouer pour une autre équipe, et part donc le soir même en Picardie pour coacher ! La saison se déroulera bien, son équipe ne perdant que 3 matchs dans l’année et montera en Nationale 3.

Compiègne
Compiègne, Nationale 4, avec coach Zack Jones – Saison 1981-1982

A côté de ses entrainements avec Compiègne, Zack se rapproche du club de Noyon, en Nationale 2, avec qui il s’entraine trois fois par semaine. A la 10ème journée de championnat de NM2, Noyon, bon dernier avec 1 victoire pour 9 défaites voit son entraineur partir pour l’étranger. Celui-ci est remplacé par Zack, qui se retrouve à coacher deux équipes de Nationale chaque week-end !

Il ne pourra malheureusement pas éviter la descente de Noyon, qui perd au goal average contre l’Avenir de Rennes.

Citoyen Français

Eté 1982. Zack, sans contrat, revient du côté d’Avignon. Il s’entraine et participe à des tournois avec l’équipe de Nationale 1. Oumar Diop, joueur d’Avignon le met alors en contact avec un club de Nationale 2, Villeneuve sur Lot.

Zack fait la connaissance du coach Maurice Boulois, entraineur bien connu sur la région toulousaine (Muret, Espérance de Toulouse, Toulouse-Caraman), qui le met à l’essai face au jeune Jean-Aimé Toupane. Si les essais se déroulent très bien, le début de saison est beaucoup plus délicat, et Zack est vite mis sur la sellette. Villeneuve fait venir un américain tout juste coupé du Mans pour prendre sa place. Rappelons qu’à cette époque, on attendait des américains de scorer plus de vingt points par match, rien d’autre.

Zack participe donc à un dernier tournoi dont le plateau est relevé (Orthez, Tours, une équipe espagnole) et joue son va-tout. Prouvant aux dirigeants et au coach qu’il est capable de scorer face à des équipes de haut niveau, il est finalement conservé et fait la saison. Cette année-là, Zack se marie avec Chantal et obtient la naturalisation française. Il ne compte désormais plus comme un US dans l’effectif.

A la fin de cette saison 1982-1983, Monaco le contacte, tout comme Orthez, très intéressé pour le faire jouer en Coupe d’Europe. Seulement, il n’est pas qualifiable pour cette compétition car il fallait avoir obtenu la naturalisation depuis au moins 3 ans.

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La « Garde Noire » de Rennes, Appolo Cosmas, Reggie Speights et Zackery Jones

Ne voulant pas rester à Villeneuve sur Lot, il se retrouve sans club. C’est alors que Reggie Speights, entraineur-joueur à l’Avenir de Rennes en Nationale 2 le recrute. Il restera deux saisons en Bretagne, participant à la montée en Nationale 1B, finissant 2ème derrière le RC Paris de George Eddy en 1985. Ses deux saisons sont courronnées de succès également sur le plan statistique, Zack scorant plus de 23 points par match sur chacune de ces deux saisons. Pour l’Avenir de Rennes, c’est la grande époque de la « Garde Noire », avec Zack, Reggie Speights et Appolo Cosmas.

Il revient à partir de la saison 1985-1986 une fois de plus à Avignon, en Nationale 1A, où il passera également deux saisons et participera à une Coupe d’Europe en compagnie de joueurs réputés comme Manu Schmidt, Alain Larrouquis, Franck Cazalon…

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Sous le maillot d’Avignon, il déborde en dribble Richard Dacoury (CSP Limoges)
Rennes
Zack sous le maillot de l’Avenir de Rennes

Pour la saison 1987-1988, il revient encore à Rennes, en Nationale 1B, avec un contrat de trois ans, où il retrouve de nombreux jeunes joueurs qu’il avait formés lors de son précédent passage au club. Pour encadrer les jeunes Pascal Thibaud, Patrice Sclaire, Christophe Boitel et Didier Przygoda, deux américains Barry Wallace et Earl Harrington, Christophe Derollez, et bien sûr l’entraineur-joueur Zack Jones. Malheureusement, en coulisses, cela ne suit pas, et les anciens dirigeants manœuvrent dans l’ombre pour casser la dynamique. Résultat, le président quitte son poste à noël, et l’ensemble des joueurs ne sont plus payés à partir de cette date. Pour ne rien arranger, les fameux anciens dirigeants reprennent la main et imposent un nouveau coach en remplacement de celui choisi par Zack (qui manageait seulement le week-end, Zack assurant les entrainements en semaine). Les résultats ne suivent plus, et l’équipe rate les playoffs de peu. Zack est au four et au moulin dans cette équipe, jouant à peu près à tous les postes, et développant un tir à trois points extrêmement fiable (60 sur 131 !).

En raison des problèmes rencontrés avec les dirigeants au cours de la saison, Zack casse son contrat de trois ans et se met à la recherche d’un nouveau club. Son agent lui propose la Rochelle, club ambitieux de Nationale 2, où il passera une saison, à l’issue de laquelle le club montera en Nationale 1B.

Entre Deux CHAMP DE FRANCE N. IV
Zack, N°15 de Fougères, Nationale 4

Puis c’est le retour à Fougères, après un premier passage à la fin des années 70, pour quatre saisons en Nationale 4 comme entraîneur joueur. A 36 ans, Zack cherche plus de sécurité, le club ne pouvant lui permettre de vivre à plein temps du basket. Ayant désormais sa famille à charge, avec Syritta (née en 1977 d’une précédente union), débarquée fraichement des Etats-Unis, Jason (né en 1986) et Sarah (née en 1989), Zack devient commercial dans l’entreprise de laiterie du Mont St-Michel. Grâce à l’apport de son entraineur-joueur, Fougères est sacré champion de France en 1990 face au Monségur d’Olivier Léglise, le légendaire shooteur landais, et accède à la Nationale 3. Les trois années suivantes, Fougères truste le haut de tableau de la N3, mais n’accède pas en division supérieure, d’autant plus que les finances ont du mal à suivre, le sponsor principal, la laiterie du Mont St-Michel étant vendue. Zack est contraint de partir, le contrat ne pouvant plus être honoré. C’est avec regret qu’il précise :

« Je faisais un clinic un jeudi par mois sur les clubs autour de Fougères. J’ai eu l’occasion de former de nombreux jeunes joueurs, qui venaient jouer avec moi, puis repartaient dans leur club d’origine. Le niveau général autour de Fougères avait augmenté. »

Lors de son passage aux débuts des années 80 en Picardie, Zack n’a laissé que de bons souvenirs, et c’est très logiquement qu’il est recontacté par Compiègne, qu’il avait fait monter en Nationale 3 à l’époque. Depuis quelques années, le club était redescendu en régionale, et cherchait à retrouver le championnat de France. C’est ainsi que Zack se retrouve joueur dans le club qu’il entrainait plus de 10 ans auparavant, coaché désormais par un de ses anciens cadets, Gérard Lelarge. Avec une moyenne de 21,6 points par match, deuxième marqueur du championnat de Picardie, il permet au SCBB d’accéder à la Nationale 4.

93-94 SCBB ERM montée
L’accession de Compiègne en Nationale 4. On aperçoit Zack derrière le n°11, et au premier plan, le tout jeune Jason Jones

Pour sa deuxième saison à Compiègne, en 1994-1995, Zack amène l’équipe à la première place du championnat de Nationale 4, avec près de 16 points par match, dont une pointe à 32 face à Grande Synthe ou encore 40 points à l’âge de 40 ans face à Soissons.

Mais il ne profitera pas de l’accession en Nationale 3, s’expatriant dans le sud, à Cahors.

La douceur du sud

« J’étais en attente d’un poste d’éducateur sportif à la mairie de Compiègne, qui n’a jamais été créé. De plus, mes beaux-parents prenaient de l’âge, et il devenait difficile pour eux de nous rendre visite, c’est pourquoi nous avons décidé de nous rapprocher d’eux. J’ai envoyé mon cv à différents clubs, celui de Cahors m’a contacté, intéressé par mon profil. »

Le club de Cahors promu en Nationale 4, a tout de même été surpris de voir débarquer cette montagne de 2,03m, âgée de 42 ans, mais toujours rentable et inépuisable !

Big ZEE vs Colyrac
Zack à Cahors

Et comme à son habitude, ce spécialiste des montées permet au promu cadurcien d’accéder directement à la Nationale 3, avec une saison à 3 défaites seulement. Les deux saisons suivantes se déroulent sans encombres majeures en Nationale 3, on peut notamment noter l’arrivée en 1997 de Pascal Ricard, provenant de Rueil Malmaison, promu en ProB et un 1/8ème de finale de Coupe de France perdu face à Bordeaux (Nationale 1).

Nous sommes maintenant en 1998-1999. Cahors et Sauzet, club voisin de Nationale 2, fusionnent pour former la nouvelle entité CahorSauzet Basket, engagée en N2. A 46 ans, Zack continue d’arpenter les parquets, mais avec l’équipe 2 en régionale, comme entraineur-joueur.

A la fin de la phase aller, l’équipe de CahorSauzet est en difficulté dans ce championnat de Nationale 2, avec seulement 3 victoires. Maurice Boulois reprend l’équipe en cours de saison, et demande à Zack de compléter l’effectif. Il démarre avec l’équipe fanion face à Monaco, invaincu à ce moment de la saison. Avec leur nouveau coach et la présence de l’expérimenté Zack Jones, CahorSauzet dispose du leader, avant d’enchainer 11 victoires sur les 13 matchs suivants, permettant un maintien confortable.

Zack est toujours précieux, et enchaine cette demi-saison et la saison suivante avec encore 30 minutes par match !

En 2000, son contrat d’éducateur sportif n’est pas reconduit à Cahors, et Pascal Ricard propose à Zack de le rejoindre à Penne d’Agenais, en Prénationale. Une fois de plus, l’équipe dans laquelle évolue Zack accède à la division supérieure à la fin de la saison, la Nationale 3.

Big ZEE vs Grandfond
Big Zee face à Grandfonds

Il ne reste cependant qu’un an à Penne d’Agenais et part avec son fils Jason et encore Pascal Ricard à Boudy Beauregard, tout d’abord en Prénationale puis en Nationale 3 l’année suivante (encore une montée !). Cette saison 2002-2003 sera sa dernière en tant que joueur, puisqu’il se blesse assez lourdement à l’épaule en travaillant, quasiment à la fin de la saison. A 50 ans, il est temps de raccrocher les baskets après un parcours incroyable et tellement riche.

Ces deux dernières saisons de joueur lui auront permis d’évoluer aux côtés de son fils Jason, et de prouver qu’il était encore précieux pour une équipe, comme en témoignent ses 42 points marqués face à Valence d’Agen.

Même s’il ne joue plus, il est inconcevable pour Zack de ne pas être aux abords des terrains, et dès la saison 2003-2004, il entraine l’équipe de sa fille Sarah, au club de Pradines, et en devient le responsable technique, apportant à toutes les catégories son immense expérience.

Cherchant toujours à rendre ce que le basket lui a apporté, il devient également arbitre officiel, bénéficiant d’une équivalence accordée par la fédération aux anciens joueurs.

Toujours actif à Pradines, Zack a permis au club de décrocher des titres de champion des Pyrénées dans les catégories jeunes, formant de nombreuses joueuses au cours des années.

« Depuis que je suis dans le basket, j’ai le souci d’aider les gens à exploiter leur potentiel. Tout comme certains m’ont aidé à accomplir mes rêves, je souhaite transmettre et renvoyer l’ascenseur pour les autres. C’est un plaisir de voir l’évolution des joueurs et des joueuses que l’on côtoie au quotidien. La vie est simple quand on la regarde d’une manière simple, et je me remets en question tout le temps, car ce n’est pas un frein, c’est un moteur. Montre-moi quelqu’un qui a fait quelque chose de valable dans la vie, et je te montrerai quelqu’un a vaincu l’adversité. Un problème est une occasion de montrer le meilleur de soi-même. »

Une belle leçon de vie d’un personnage attachant, d’une figure de notre région, Zack Jones, « Big Zee ».

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Photos: Collection personnelle de Zack Jones et collection de Vincent Janssen, Président de la Commission Patrimoine de Picardie

QUELQUES IMAGES

PARCOURS

EQUIPE SAISON(S) DIVISION
Tulsa Central HS 1968-1971 High School
Crowder Roughriders 1971-1973 Junior College
Tulsa U Golden Hurricanes 1973-1975 NCAA
Avignon 1977-1978 Nationale 1
Nîmes 1978-1979 Nationale 4
Fougères 1979-1981 Nationale 3
CompiègneNoyon 1981-1982 Coach Nationale 4Coach Nationale 2
Villeneuve sur Lot 1982-1983 Nationale 2
Avenir de Rennes 1983-1985 Nationale 2 et Nationale 1BEntraineur des espoirs et des filles en Nationale 2
Avignon 1985-1987 Nationale 1A
Avenir de Rennes 1987-1988 Nationale 1B (entraineur joueur et équipe espoir)
La Rochelle 1988-1989 Nationale 2
Fougères 1989-1993 Nationale 4
Compiègne 1993-1995 Prénationale et Nationale 4
Cahors 1995-2000 Nationale 3 et Nationale 2
Penne d’Agenais 2000-2001 Prénationale
Boudy Beauregard 2001-2003 Prénationale et Nationale 3 (entraineur joueur)
Pradines Depuis 2003 Coach
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5 comments on “[Parcours] Zack Jones (2/2) – Sur les routes de France

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  2. Ping : Rétrospective 2016: Encore une année dans le panier – HOOP DIARY

  3. Ping : L’Académie des Pyrénées, promotion Gérard Bosc – HOOP DIARY

  4. Bravo à l’auteur de l’article d’une qualité et d’une richesse documentaire exceptionnelle​.

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