Histoires du Sud-Ouest Le basket toulousain

Le basket toulousain – 2/6

Bien qu’ayant été représenté en Nationale 1 (l’ancêtre de la Pro A) par trois clubs différents (RCMT, TUC, Cadets de St Etienne) de l’après-guerre au début des années 70, Toulouse n’arrive pas à se maintenir parmi l’élite. De nombreux internationaux sont passés par les clubs toulousains, mais rien n’y fait. Le RCMT, club phare de la ville n’arrive pas à pérenniser son rang, malgré quelques bons résultats au début des années 60, et les montées et descentes successives sonnent le glas de ce club.

Le Racing Club Municipal de Toulouse ne fait plus recette. Au début des années 70, le RCMT est en Nationale 2, et le porte drapeau incontesté du basket pyrénéen de ces dernières années doit faire face à une concurrence locale vivace: le TUC, le TOAC et l’Espérance de Toulouse bousculent une équipe vieillissante où Louis Bertorelle et Michel Pfendt tirent leurs dernières cartouches. Le manager Jo Di Marco arrive malgré tout à maintenir son équipe en Nationale 2, mais ne parvient pas à œuvrer pour une remontée. Le club est moribond…

En parallèle de ce qui se passe dans la ville rose, la JS Caraman remonte progressivement dans la hiérarchie nationale après l’avoir quittée en 1961. Cet ancien bastion du basket français monte en Nationale 4 en 1973, puis deux plus tard en Nationale 3 avant d’arriver en 1977 en Nationale 2.

Pour son retour en Nationale 2, la JS Caraman, profite que le RCMT ait été mis en sommeil et ait laissé ses installations vacantes en créant une nouvelle entité: le Toulouse-Caraman Basket Club. En se rapprochant de Toulouse, Caraman obtient des finances plus importantes, des structures plus adéquates pour continuer de se développer. En outre, sous la présidence de Raymond Bigot, figure emblématique de la JSC, nous retrouvons à la tête de l’équipe Jo Di Marco, et quelques joueurs expérimentés des joutes de Nationale 2.

 

Caraman - 1977 - Récipissé de déclaration union
Récépissé de déclaration de changement de statut

Après une première année de mise en place, Toulouse-Caraman envisage un retour vers l’élite. Pour ce faire, Maurice Boulois, ancien international, qui a coaché les clubs de Muret et de l’Espérance de Toulouse notamment, vient seconder Jo Di Marco. De même, le club arrive à conserver un américain de 2m12, passé auparavant par Orthez, Roland Grant ou encore Babacar Gueye, qui a fait les beaux jours de Castres.

Malgré tout, ce nouveau club connait bien des désillusions, autant sportives, avec une descente en Nationale 3 en 1980 et la mise à l’écart de l’entraineur emblématique Jo Di Marco, que structurelles avec un déficit financier à combler.

 

Caraman - 1979 - Caraman-Tlse Photo équipe
Toulouse-Caraman Basket Club en 1979

Descendu en Nationale 3, Toulouse-Caraman finit par disparaître à l’issue de la saison 1981-1982, en fusionnant son entité administrative avec le RCMT alors en sommeil. C’est le début d’une nouvelle aventure, avec une nouvelle génération de dirigeants, de joueurs et d’entraineurs.

Fort des erreurs des années précédentes, le nouveau RCMT mise sur une gestion saine, et assoit l’ambition sportive sur les bases de la formation. La plaquette de présentation du club de 1983 décrit l’état d’esprit qui anime les nouveaux dirigeants:

Depuis 1982, le vieux RCMT renaît. La salle Léo-Lagrange l’attend. La saison dernière permet de sauver in extremis l’équipe première d’une descente en Nationale IV, mais grande satisfaction, les dirigeants rencontrent des personnes dévouées et compétentes qui acceptent de participer au grand renouveau du club.

Des structures sont mises en place, des joueurs sont recrutés, et surtout, des jeunes viennent grossir nos rangs. »Le RCMT nouveau est arrivé » titre notre journal local La Dépêche du Midi. Ambitieux, et désireux de rassembler tous les amoureux du basket, le racing 83 souhaite faire vivre à un public de connaisseurs, des moments inoubliables, et l’invite à participer avec enthousiasme à cette nouvelle aventure qui commence.

Cette période de renouveau coïncide malheureusement avec la disparition de Jo Di Marco, qui fut un des cadres emblématiques du basket toulousain pendant de nombreuses années.

Le nouveau RCMT, revient à ses racines, en prenant ses quartiers à la salle Léo-Lagrange, proche de l’ancien repaire du club municipal, le Pré-Catelan. Dans ses rangs, nous découvrons un tout jeune meneur de jeu, promis à une belle carrière professionnelle, et qui est encore aujourd’hui un porte drapeau du basket toulousain: Christophe « Tito » Soulé.

Le « Racing 83 » est prêt, et nourri de grandes ambitions afin de retrouver le haut niveau le plus rapidement possible. Mais la route est encore longue, et semée d’embûches

 

1983 - RCMT
Le « nouveau » RCMT en 1982-1983, entrainé par Christian Carrière, avec Christophe Soulé, n°4, accroupi au centre
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