Histoires du Sud-Ouest Le basket toulousain

Le basket toulousain – 3/6

Après avoir disparu, et remplacé par Toulouse-Caraman en N2 pendant quelques années, le RCMT renait en 1982, et fort des erreurs passées, souhaite se structurer pour remonter vers l’élite, et permettre aux toulousains, sevrés de basket de haut niveau depuis de nombreuses années, de redécouvrir la balle orange. L’arrivée de joueurs référencés va permettre de répondre à cet objectif, mais malgré quelques coups d’éclat, l’élite semble encore loin.

Après l’échec de Toulouse-Caraman, descendu en Nationale 3, le RCMT reprend le flambeau, absorbant cette association provenant de l’historique JS Caraman. L’objectif est clair: monter, et se structurer.

Dès 1985, ce sera chose faite avec le titre de champion de Nationale 3, acquis face à Sceaux sur le score de 69 à 64, et la montée en Nationale 2. L’équipe est impressionnante pour le niveau avec de nombreux joueurs référencés: Jacques Cachemire, ancien international, Stearling Wright, un pivot qui avait dominé lors de son passage à Clermont, Pat Taylor, un américain naturalisé, l’athlétique Olivier Basset, et toujours le jeune Christophe Soulé, qui se destine à une carrière de haut niveau.

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L’année suivante, grâce à l’apport des 26 points de Jacques Cachemire en finale de la coupe de France face à Tarare (Nationale 3), le RCMT remporte un nouveau trophée. Deux titres en deux ans, un bon classement en Nationale 2, le club est dans les clous de ses objectifs. On notera l’arrivée de Philippe Laperche, provenant du voisin Orthézien. Celui-ci est toujours très impliqué dans la destinée du club phare masculin toulousain.

La montée en Nationale 1B (l’équivalent de la Pro B actuelle) se fera dès la saison suivante, en 1987, avec au scoring l’intenable Mark Petteway, 32,2 points par match, dont une poussée à 54 points face à Tarare ou encore 48 points face au voisin Lourdais.

1985 - RCMT2
Christophe Soulé en 1985

Toulouse retrouve enfin l’antichambre de l’élite cette saison 1987-1988. Les départs de Christophe Soulé vers Antibes en 1A ou encore Mark Petteway sont compensés par l’arrivée de joueurs talentueux comme Frédéric Wiscart-Goetz et Manu Raynaud. Alvin Franklin sera le scoreur attitré de cette équipe drivée par le coach Daniel Gendron remplaçant sur le banc Jacques Cachemire, qui se détachera du terrain pour devenir manager général du Racing Club Toulouse Basket.

Et oui, à partir de cette saison, le RCMT change (encore) d’appelation (et ce n’est que le début!). Si le « Municipal » disparait du nom du club, ce n’est que pour des raisons de subventions, permettant au club de toucher la manne du Conseil Général.

Le RCT connait une première saison délicate en N1B, finissant 13ème sur 15. La deuxième saison sera plus réussie, avec une 7ème place au classement général, qui lui permet de disputer des barrages face aux clubs les moins bien classés de Nationale 1A. Attention, explications d’un règlement cappilotracté:

Les 16 équipes engagées en Nationale 1A jouent « une saison régulière » à l’issue de laquelle un classement ést édité. Les équipes classées de la première à la douzième place disputent le titre de champion de France dans le cadre de playoffs, alors que les équipes terminant à la quinzième et seizième place descendent. Jusqu’ici, rien de neuf…
Sauf pour les treizièmes et quatorzièmes : au lieu d’être en vacances plus tôt, les deux équipes mal classées doivent lutter pour le maintien avec leurs tripes face aux meilleures équipes de Nationale 1B !

Ainsi, les équipes finissant entre la 3ème et la 8ème place de N1B ont encore toutes leurs chances de jouer la montée et rejoindre les deux premières du classement en N1A la saison suivante.

C’est ainsi que le RC Toulouse, équipe classée 7ème de N1B à l’issue de la saison 1988-1989 peut encore espérer rejoindre l’élite nationale. Mais pour cela, il faut que l’équipe de la ville rose batte une institution du championnat de France, l’Olympique d’Antibes, 14ème de N1A.

Toulouse joua crânement sa chance lors du match aller, et fit une véritable performance en battant très largement les antibois, dont le meneur était pourtant l’ex-international Jacques Monclar.

111 à 73… Une vraie correction, quasiment impossible à remonter…Antibes est condamné à la descente.

Le match retour a lieu le 1er avril 1989, veille du 32ème anniversaire de Jacques Monclar. Celui-ci va jouer aux toulousains une bien vilaine farce… Entre les deux matchs, le coach d’Antibes est débarqué, et Jacques Monclar est promu entraineur-joueur. Pour son premier match sous son nouveau statut, il va réaliser une véritable prouesse en faisant remonter à son équipe les 38 points (!!!) de handicap, et l’emporter au retour sur un score fleuve : 127 à 88… Soit 39 points d’écart !

Les toulousains tétanisés par l’enjeu, laissent filer la qualification au second tour et la possibilité de monter. Les antibois quant à eux remporteront les deux matchs suivants face au Mans, 3ème de N1B, synonyme de maintien.

Ce sera le meilleur résultat du RCT en Nationale 1B. Dès la saison suivante, Toulouse perd son métronome José Waitman, qui part renforcer Orthez, et l’équipe rajeunie (20 ans de moyenne d’âge) se retrouve dans la deuxième partie de tableau. En raison des difficultés financières, le RCT n’arrivera plus à présenter d’équipes compétitives pour espérer briller dans cette division. Le début des années 90 est un long chemin de croix, avec des classements catastrophiques, mais le club est sauvé à chaque fois en raison de l’abandon d’autres clubs. La série de repêchages s’arrêtera à l’issue de la saison 1993-1994, où le RCT finira 17ème sur 18.

 

1994 - RCTB
Le RCTB en 1993-1994, année de la descente en Nationale 2, avec au debout, au centre Rudy Bourgarel, grand espoir du basket français qui n’aura pas confirmé, et dont le fils, Rudy Gobert, joue actuellement en NBA

 

C’est une nouvelle descente en Nationale 2. Cependant, malgré la descente, l’optimisme règne, de nouveaux dirigeants souhaitent placer Toulouse sur la carte du basket grâce à des moyens financiers plus importants. Ce sera l’épopée des Spacer’s.

 

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